31/03/2008

Prédiction Nécronomique

En introduction à la
la Très Grande Dépression et à la
Perte du bonheur dans les démocraties de marché -conférence fantôme du...


Toutes les économies basées sur la consommation fonctionnent
de la même façon :
Il s’agit de récupérer en recettes des marchés ce qu’on verse en salaires.
La valeur ultime du travail est une valeur consommable et le marché en détermine le prix selon ses propres critères de qualité et d’utilité que l’on appelle aussi : les lois du marché.

La première vertu reconnue au travail, c'est qu'il permet de consommer.

Dans les démocraties de marché, le bonheur des citoyens dépend de la consommation qui dépend de la croissance économique qui dépend de la consommation (70% du PIB) qui dépend elle même du bonheur des citoyens.
La boucle est bouclée...

En période de Très Grande Dépression (2008-2012), a n’être plus que le support d’une consommation amputée par les problèmes de pouvoir d'achat, le travail va perdre pour beaucoup de citoyens du marché, un intérêt que seuls lui reconnaîtront le patronat dont il assure la richesse et le gouvernement dont il assure les recettes fiscales.
Que va-t-il rester, en pareille période, pour beaucoup de citoyens du marché
des illusions engrangés par le bonheur consommable payable à tempérament
si les conditions de crédits se durcissent ?
Le stress, les sépultures d’entreprises et leurs suicidés… ? ? ?

La BCE (probablement en juin) sera contrainte de baisser ses taux pour fluidifier le crédit par trop restreint par les banques pour les consommateurs et les entreprises (rachat, LBO), conséquence de la crise mondiale du crédit;
Ainsi, les gouvernements presseront le citoyen du Marché à survivre au dessus de ses moyens afin de soutenir une consommation qui commence à décroître tout en résorbant des déficits abyssaux.
Il va falloir maintenant perpétuer la survie d’une économie qui met fin aux nôtres (nos économies)...

En résumé :
consommer beaucoup et se consumer à petit coût

Nous sommes authentiquement conviés à nous appauvrir à l’endroit même de notre richesse afin d’enrichir une économie mondiale dont nous sommes exclus.

Nécronomiquement votre

Commentaires

ha bon ils vont baisser les taux avec 3.5% d´inflation officielle et un livret A qui rémunère à 3.5% (les vilains rentiers et leur livret A)

:))))))))

ha la lutte contre l´inflation n´est plus ce quelle était!

moi j´évite de consommer des bêtises j´épargne et plus l´inflation augmente plus j´épargnerai...c´est mal je sais j´ai été mal formaté c´est l´effet NO TV.

Écrit par : dan_y44 | 31/03/2008

A dan

OHHH, pas bien...!!!

Écrit par : necronomie | 31/03/2008

Régulièrement, je reçois des appels téléphoniques de représentants de diverses marques d'automobiles, à qui je fais invariablement les mêmes réponses:
- Ma voiture dort au garage et malgré ses 8ans bientôt, fonctionne bien, consomme peu.
- 2000 radars de plus, la chasse aux automobilistes organisée, le prix des carburants qui explose ( elle est bonne celle-là! si, si... ), une percécution fiscale tout azimut font que je consomme "pingre"et si dans la capitale ILS ne veulent pas se calmer se sera consommation minimale. Comme ILS ne se calmeront pas...

Écrit par : Gaetan | 31/03/2008

Je travaille dans une banque.
A ce jour le crédit reste un instrument de conquete et à mon niveau les conditions d'octroi reste les memes qu'en début d'année.
Et pourtant j'aimerai bien pouvoir dire à mes clients que s'endetter de 150KE pour un T2 à rafraichir pendant 30 ans c'est pas forcément raisonnable.
Aprés moi le déluge....jusqu'au jour ou il pleut.

Écrit par : bruno | 01/04/2008

A Bruno

a ce jour, ce n'est pas tellement le credit des particuliers qui pose probleme
mais celui des LBO, il n' y a plus de sommes égales ou dépassant le milliard d'euro en europe depuis des mois, tout le monde se désengage des LBO y compris en France alors que l'an dernier nous avions battu tous les records au premier semestre
ça veut tout simplement dire que les banques ne prêtent plus aux entreprises pour des rachats.
les particuliers seront touchés dans un second temps

Article la Tribune :

Le marché des fusions & acquisitions a chuté de 31% par rapport à la même période de 2007 pour s'établir à 661 milliards de dollars. La France enregistre son plus mauvais score depuis cinq ans. Les volumes liés aux introductions ont été également très faibles, les Etats-Unis sauvant la mise grâce à l'opération Visa.

Avec la crise qui secoue les marchés financiers de la planète depuis neuf mois maintenant, les opérations d'acquisitions ou d'introduction se font extrêment rares. En effet, selon les données provisoires publiées ce vendredi par Thomson Financial, les volumes ont chuté de 31% par rapport à la même période de 2007 pour s'établir à 661 milliards de dollars. Une consolation pour l'Europe qui s'en est relativement mieux tirée que les Etats-Unis, avec un recul limité à 10% du volume des opérations, à 334 milliards de dollars. La chute a atteint 53% outre-Atlantique qui, avec un volume de 189 milliards de dollars, a connu son début d'année le plus faible depuis le premier trimestre 2003.

Principale victime de la crise des marchés du crédit, le segment des LBO a été particulièrement sinistré, accusant un recul global de 77%, à 43,5 milliards de dollars, son plus bas niveau depuis quatre ans.

Écrit par : necronomie | 01/04/2008

Les LBO étaient dans certains cas un non sens économique. A savoir lundi j'achète une entreprise à crédit avec un effet de levier considérable et je la revends mardi après l'avoir découpée en 4 et avoir comprimé les salaires. J'encaisse la plus value j'ai crée 0 richesses productive (sois disant cela permet aux entreprises d'être plus compétitives dans certains cas...mais après 3 LBO elles sont vidées de leur âme...).

Écrit par : Daniel Coulaud | 01/04/2008

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