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26.02.2008

Flambée des prix des matières premières : La vérité nécronomique

Alors que le débat sur l'envolée des prix des produits alimentaires a été relancé dimanche par une enquête de l'Institut national de la consommation (INC), François Fillon a annoncé une "opération coup de poing" dès mardi avec pour objectif "de voir où sont les abus" qui ont conduit à une augmentation.

Les services du ministère de l'Economie vont ainsi mener une enquête qui ferait "toute la transparence sur la part des hausses attribuables aux cours internationaux d'une part, et aux marges de transformation, d'intermédiation et de distribution, d'autre part" et identifierait "les abus", selon le communiqué de Matignon.


Certes, tout le monde se gave : industriels et distributeurs, mais la vérité nécronomique est la suivante :


L’évolution du cours des matières n’a quasiment plus de lien avec la réalité et n’est plus régie par la loi de l’offre et de la demande.
Certes , il y a la demande croissante des pays émergents mais cela est à rapprocher avec la baisse de la consommation aux USA, en Europe et au Japon.

La vérité est que les grands investisseurs (et les grands spéculateurs) constatant l’effondrement des marchés actions et immobilier sans parler des inquiétudes qui règnent sur les banques, se tournent maintenant vers de nouveaux supports comme les matières premières, abandonnant les classes d’actifs traditionnels.

Conséquences :

1) Inflation
2) L’inflation inquiétant les banques centrales, cela réduit leurs marges de manœuvre pour baisser les taux d’intérêts pour relancer la croissance
3)Conséquence : les grands investisseurs s’inquiète de la capacité des banques centrales à relancer leurs économies
4) Les grands investisseurs reportent donc toujours plus sur les matières premières qui deviennent la nouvelle bulle, qui je vous rassure, explosera comme les autres.

c'est pas un vrai cercle vicieux, ça...!!!

Nécronomiquement votre

25.02.2008

Du Viagra au Prozac (Lagarde-à-vous !)

Dans le monde occidental, l’idée de pouvoir d’achat devenait vite obsession.
Des signaux gouvernementaux enflammaient les foules et propulsant les êtres par légions intimaient l’ordre à chacun de dépasser ses semblables : d’une tête ou d’un talon et par millions les nuques se tendaient vers ce but ultime : travailler plus pour gagner plus…

C’était un pauvre privilège pourtant que celui de travailler plus pour gagner plus.
Mais perdre ce privilège équivalait à perdre de vue l’horizon et le ciel de la consommation.
C’était aussi, pour le pays, sombrer sous le barrage des pays émergents narquois, sombrer et être foulé aux pieds.

Oui la punition s’assortissait au privilège et les salariés stressés chutaient chaque soir du haut des tours, précipitant les nouveaux perdants dans les banlieues avoisinantes ou dans la rue dans des lieux ou la flambée des prix du pétrole contraignaient les plus pauvres à dépenser plus en frais de transport pour accéder à leur lieu de travail, quadrature d’un cercle vicieux où gagner plus devenait de plus en plus cher.
La France qui pratiquait l’arrogance avec constance, un peu comme on prend du viagra à son petit déjeuner, n’avait jamais ressenti la menace des ces modernes oubliettes avant les émeutes de 2005.

Nous avions nous disait-on, le meilleur système de santé du monde, la meilleure politique d’intégration des étrangers du Monde, les subprimes pas plus que le nuage de Tchernobyl ne pouvaient nous atteindre.
Nos traders n’avaient pas besoin d’une crise financière mondiale pour fantômiser des milliards d’euro de nos banques.
Bref, nous étions unique, n’avions besoin de personne et surtout pas des immigrés non choisis que le décalage entre le discours et la réalité avait attiré depuis des décennies, promesse vaine d’une vie meilleure à laquelle nous allions devoir collectivement renoncer sans qu’ils (les immigrés) n’y aient jamais eu accès.

En 2008, la France, Cité modèle d’un univers mondialisé dont les avenues s’appelaient des flux financiers, brillait de tous ses sens interdits mais la signalisation variait selon les quartiers :
Aveuglante dans la religion, impuissante dans la politique et défectueuse dans l’industrie.
Incapable désormais de pratiquer, après le règne de deux rois fainéants, une désinflation compétitive comme nos voisins allemand avait su le faire avec la TVA sociale( hausse de la TVA accompagnée par une baisse d’un montant inférieur de charges sociales cotisation salariés et employeurs).

Car les Usa, baissaient mois après mois leur taux d’intérêt , se rapprochant dangereusement du japon qui de 1991 à 2006 avait exporté, après le double krach boursier et immobilier, sa déflation dans le monde entier.
Oui, les prix des actifs immobiliers allaient lourdement chuter partout dans le monde, oui la crise du crédit risquait de devenir systémique, générant des troubles et des tensions sociales.
La France était montée avec les autres, elle descendrait avec les autres et le sentiment de s’enrichir sans produire dans un modèle qui réconciliait l’irréconciliable allait s’estomper, entraînant inexorablement la consommation à moins que d’ici là, a l’image du pays (USA) qui fascine tant notre président, nous n'arrivions à exporter sous formes de titres les dettes des ménages Français (un produit d’avenir).
Apres avoir importer de la pauvreté et exporter de la richesse des décennies durant, il nous fallait maintenant exporter notre pauvreté.
Ce qui n’était après tout, Chère Christine Hagarde. qu’un problème de montage financier.

Nécronomiquement votre

20.02.2008

Mort à Crédit (suite)

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"Je ne crois pas à une crise du crédit pour les particuliers en France",
Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France.

Du prêt étudiant au crédit à la consommation, du crédit voiture au crédit immobilier, du corps épris de pureté du jeune adulte au corps parfait de l’homme mature, le diable œuvre à notre avancement, qui nous ramène par les voies du désordre à notre état originel sur le chemin du tout ou rien.
Car l’on répugne à convoquer le Crédit sanctifié par la spéculation moderne, moteur de nos économies basée sur la consommation et non sur la productivité (pour cette raison, il faut arrêter de culpabiliser les chômeurs et les rmistes car les dépenses sociales contribuent au PIB car tous ces gens consomment…et sans les 38 milliards de déficit annuel de la France qui sont autant de dépenses publiques et sociales, nous serions déjà en récession).

Du balancier des déficits chaque cadence dessine l’Amen.

C’est pour cela, que notre Président parle tant de religion et de politique de civilisation car désormais il va falloir que les pauvres restent tranquilles dans l’attente d’une vie meilleure
Qu’ils ne connaîtront pas ici bas ou tout du moins dans les quatre années qui vont suivre, période que les historiens nommeront plus tard « La Très Grande Dépression » (2008-2012)
Et qui ne signifie rien d’autre que la perte du bonheur dans les démocraties de marché tel que le très sérieux Robert E.Lane ,Professeur de sciences politiques à Yale l’avait prophétisé dans un ouvrage visionnaire « The Loss of Happiness in Market Democracies » qui ne fut pas un grand succès commercial (on s’en doute avec pareil titre… ! ! !).
Devant chaque consommateur, il y a un balcon sur une abîme.
Le balcon du crédit s’effondre, le ciel de la consommation devient inaccessible, reste l’abîme…

Oubliez la crise des subprimes et ses 400 milliards de dollars perdus car en réalité, je peux vous l’annoncer, pour connaître l’ampleur réelle, vous pouvez multipliez par 10, autrement dit 4000 milliards de dollars.
Ce n’est pas 3 millions de personnes qui vont perdre leur logement aux USA, c’est en réalité de 15 à 20 millions de personnes qui vont disparaître dans les nimbes de l’enfer de la consommation.
Pourquoi ? tout simplement car la valeur des biens qu’ils on achetés va diminuer de 30 à 50 % autrement 15 à 20 millions de personnes sur le seul territoire américain (cela sera pareil en Europe) qui vont désormais devoir rembourser des crédits sur des biens qu’ils auront acheté le double ou le triple de leur valeur.
L’économie Américaine étant basée sur la mobilité, c’est autant de travailleurs pauvres qui vont se sédentariser en travaillant plus pour s’appauvrir (nouveau concept).
La crise du crédit est mondiale et marque l’explosion d’une bulle qui aura duré 60 ans.
Pire l’économie américaine est prisonnière d'un cercle vicieux qui s'étend à toute la planète. La crise financière qui touche les USA a déclenché un fort resserrement du crédit qui aggrave la récession dans ce pays, entraînant des pertes importantes sur les marchés financiers, ce qui frappe toute l'économie mondiale car en plus de la crise dans l’immobilier, les défauts de paiement sur les cartes de crédit, les prêts automobiles et les prêts étudiants vont fortement augmenter
Ainsi le total des encours des cartes de crédit aux Etats-Unis avoisine les 1000 milliards de dollars et que les dettes par carte de crédit se montent, en moyenne, à 10 000 dollars par foyer ( chiffre d'avant la crise qu'il faut maintenant multiplier par 2), mais comme pour les Crédits immobiliers, cent milliards de dollars de dettes de cartes ont été titrisées et s'échangent sur les marchés mondiaux. Soit un quart de ce que représentaient les «subprimes» officiellement…
Petit problème, il n’y a dans ce cas aucun bien à saisir, juste des dettes qui ne seront que très partiellement remboursées.

Qu’importe, il nous faudra sortir de cette période ou l’abondance des biens de consommations ne marque plus que le signal d’un dégout généralisé de ceux qui ont cru que c’était possible pour qui se lève tôt et où l’acte d'achat passe pour une preuve de liberté plus importante que le vote…
C’est avec cela qu’il va falloir rompre…

Nécronomiquement votre

15.02.2008

La peur d'appuyer sur le détonateur (le petit bras)

Jean-Claude Trichet, gouverneur de la Banque Centrale Européenne, a peur d'appuyer sur le détonateur mais il sera contraint de le faire au mois d'avril lorsque sortiront les premières publications économiques de la zone Euro et la propagation de la récession au plan mondial...Ce que nous appelons la Très Grande Dépression. (2008-2012).

A ce stade, je me contente de citer les acteurs et leurs paroles qui resteront
gravés dans le marbre dans un contexte où l''inflation en janvier a progressé au rythme record de 3,2%

. "Notre devoir est de faire en sorte que la politique monétaire garantisse la stabilité des prix à moyen terme (...) C'est une condition préalable à une croissance durable", a déclaré Jean-Claude Trichet. "Il n'y a pas de contradiction entre la stabilité des prix et la croissance", a-t-il ajouté. Le président de la BCE a dit s'attendre à une poursuite de la croissance dans la zone euro, malgré la crise financière actuelle qui a entraîné un net ralentissement de l'économie américaine. Il a ajouté qu'il ne croyait pas forcément à une récession aux Etats-Unis.

« Nous avons une convergence de vue totale sur le diagnostic. Toutes les économies seront touchées, mais à des degrés divers. Les Etats-Unis seront clairement les plus atteints : le secrétaire d'état américain au Trésor a livré un diagnostic sombre de la conjoncture américaine, qui sera très impactée par l'affaissement du secteur immobilier. Si les Etats-Unis devraient éviter la récession, leur croissance sera toutefois très faible. L'Europe sera elle aussi touchée, quoi qu'un peu moins et de manière différente selon les pays. Le FMI estime ainsi que l'Italie sera la plus concernée, devant l'Allemagne et la France, qui se tiennent dans un mouchoir de poche, l'Angleterre arrivant derrière. Enfin, le Japon apparaît relativement plus protégé, du fait notamment d'une zone commerciale très dynamique : les pays émergents asiatiques n'ont visiblement aucune inquiétude sur leur propre situation ».
Christine Lagarde reconnaissant enfin que nous sommes contaminés (bel effort).c’est ce que j’explique depuis 1 an….

Que puis-je ajouter à autant de cynisme ?
si ce n'est que Jean-Claude a peur d'appuyer sur le bouton de la baisse des taux ????, ultime responsabilité planétaire et que Christine Lagarde-Hagarde préfère la fuite en avant à la réalité de la Très Grande Dépression?
L'espace du moment EST devenu si proche... Un Tsunami électronique...
Couvrez-vous, il va pleuvoir...comme disent mes lecteurs suisses...dans leur immense sagesse...

Nécronomiquement votre

14.02.2008

Hiroshima économique

Dominique Strauss-Kahn lui même le constate, Christine Lagarde ne va pas tarder à s'y résoudre, tous les pays sont contaminés par la crise...
Nous vivons une curieuse époque qui voit mourir le 1er Novembre 2007 , jour de la fête des morts,
Paul Tibets le pilote d’Hiroshima, et qui voit dans la foulée se déclencher en 2008 un Hiroshima économique déclenché par les mêmes.

Non content d’importer l’épargne du monde entier (chinois, japonais compris…) les américains ont réussi le plus gros coup de génie marketing de tous les temps, en exportant la dette de leurs pauvres sous forme de titres bancaires répartis dans le monde entier.
Car c’est cela la crise des Subprimes...
We play together, we pay together…
Etait il besoin dans ces conditions, Monsieur le Président d’aller pour vos vacances puis, en voyage officiel, plaider pour un dollar fort au moment ou celui ci est en train d’agoniser…
Peut-être êtes vous mal conseillé par Dame Christine Lagarde que l’on appellera Hagarde bientôt…Peut-être a t-elle travaillé trop longtemps aux USA pour être réellement objective sur la situation de ce pays ou peut-être n’y comprend-elle rien ?

Car rassurez vous, Monsieur le Président, NOUS allons tous (les pays du monde) payer la dette des USA et pour nous remercier, ils vont nous exporter leur déflation (chutes des prix et du prix des actifs) comme le japon avait su le faire autrefois au niveau mondial.

C’est ce qu’on appelle chez les nécronomistes, le coup du double Dong …
Dans ces conditions, il n’était pas nécessaire d’aller marquer une obédience quelconque…

Malheureusement pour les USA, les nouveaux pays capitalistes Chine et Russie notamment, n’accepteront pas de payer éternellement ce que nous payons depuis plus de soixante ans…1 fois leur aura suffi.
Ce sont les pauvres du monde entier qui vont payer la dette des pauvres américains et c’est pour cela qu’il vaut mieux être pauvre dans un pays riche mais à condition que ce fût le Numéro 1 mondial…Parce que chez le numéro 2, ça marche déjà plus…

Pendant que nous importions de la pauvreté et que nous exportions de la richesse, les Américains continuaient d'importer de la richesse, ils vont maintenant exporter leur pauvreté nous plongeant avec eux dans la Très Grande Dépression.

Nécronomiquement votre

DSK,futur sauveur de la France ?

Ave Caesar morituri te salutant

Fraîchement auréolé de sa stature mondiale de Directeur général du FMI, DSK sera-t-il un jour le premier président de la république à parler Anglais ? ? ?
Remarquons, en tous cas, que lui qui a accès à tous les chiffres et qui dispose d’un overview complet de la situation, vient de s’exprimer pour la première fois dans le sens de la thèse que je défends sur ce blog à savoir un double Krach mondial (immo et Bourse) et une contamination à la consommation.

NEW DELHI (Reuters) - Les conséquences macro-économiques de la crise financière mondiale seront graves et aucune région ne s'en sortira complètement indemne, a estimé le directeur général du Front monétaire international.

Dominique Strauss-Kahn, qui se trouve en Inde pour une visite de trois jours, a estimé que les autorités devraient répondre à un éventuel ralentissement économique, via un mélange de mesures budgétaires et monétaires pour soutenir la demande intérieure.

Selon le patron du FMI, l'économie mondiale est entrée dans une période difficile, avec l'extension de la crise financière à l'économie réelle.

"Je pense que les effets se feront de plus en plus sentir en Europe et je ne pense pas que les économies émergentes soient immunisées contre la crise", a déclaré l'ancien ministre français de l'Economie qui s'exprimait lors d'une réunion organisée par un important groupe de réflexion indien.

"C'est devenu un problème mondial qui demande une solution mondiale. Les marchés émergents doivent se joindre aux pays industriels en ce qui concerne les réponses en matière économique et de régulation."

Prenons le Pari qu’il démissionne avant la fin de son mandat au FMI pour venir au chevet de la France qui en 2012 sera à genoux…

Nécronomiquement votre

13.02.2008

Suicide économique : mode d'emploi

En août 2005, alors que je livrais au magazine « CULT » (1 seul numéro avec plein de gens intéressants) ce qui allait être ma première chronique nécronomique, la prolongation en étant ce blog, je me souviens m'être posé la question de savoir si l’acte de prédire le krach mondial et la Très Grande Dépression (2008-2012) n’était pas, en fait, de ma part un suicide économique.
La mort ne fait pas vendre, la nécronomie non plus…
Je me suis donc sciemment suicidé économiquement afin d’être crédible et indépendant.
Mais que de chemin rapidement parcouru de ce jour de 2005 à ce jour 13 fevrier 2008 où je peux lire sur Yahoo :
USA: les consommateurs commencent à se serrer la ceinture
L'automobile et les autres produits non essentiels, comme les ordinateurs, les restaurants et les biens pour la maison, sont parmi les premiers à souffrir lorsque les consommateurs sont sous pression", notent les analystes de la Société Générale (même eux commencent à y croire ! ! !)
Les ménages américains doivent en effet affronter la crise de l'immobilier, qui réduit leur richesse, la flambée des cours de l'essence et le net resserrement du crédit opéré par les banques. Pour finir de les démoraliser, ils entendent chaque jour un plus grand nombre d'économistes leur prédire une récession.


Heureusement qu’ils ne me lisent pas…

La perte du Bonheur dans l'hyper-Marché Mondial

Dans tous les pays industrialisés, le succès du capitalisme dépend désormais plus du consumérisme que de la productivité.
(+ de 70% du PIB aux USA)
Nous consommons tous plus que nous produisons.
Ce que chacun fait au centre commercial pèse bien plus lourd sur l’avenir commun que ce que nous faisons seul dans la vie quotidienne.


Si nous consommons moins parce que nous épargnons, si nous consommons moins parce que nous sommes endettés, la machine se grippe et c'est, ce qui ce passe, actuellement aux USA où l'économie en récession stagne et où les prix vont baisser dans les mois qui viennent (déflation) car c'est la consommation qui est devenue au fil du temps le moteur de l'économie au détriment de la production.

Nous pourrions devant pareil constat, conclure fort logiquement que le vrai sens de notre vie est d’être un consommateur, le reste n’étant qu’anecdotique ;
Mais cette culture de la consommation n’est pas porteuse en soi de valeur humaniste .
Notre président voudrait donc mettre en place une politique de civilisation car il s’aperçoit des dégâts de la culture de la consommation notamment dans les banlieues avec le triomphe des Marques chez les plus démunis.
Il faut donc donner a tout ceux qui ne sont pas pris en charge par la religion, des cours sur le bien être collectif, pour accroître notre capacité à vivre ensemble. C’est cela « la politique de civilisation ».

Mais consommer nous rend-il véritablement heureux ?

Dans un rapport de 2004 sur l’état du monde du WorldWatch Institute , dans les soixante-cinq pays sondés, l’aptitude des revenus et de la consommation a acheter le bonheur baissaient quand les habitants gagnaient et dépensaient plus de 13000 dollars par an (moyenne mondiale qui était bel et bien corrélée avec le bonheur)
Nous pourrions presque en conclure qu’a partir d’un certain stade :
Plus les hommes ont consommés, plus ils ont été malheureux car les moyens qu’ils ont ainsi obtenu pour assouvir leur désir n’ont fait que multiplier ceux-ci au delà de leurs moyens.

"L'esprit de tristesse et de dépression qui hante les démocraties de marché avancées du monde entier, un esprit qui rend parfaitement ridicule l'idée selon laquelle le marché maximise le bien être et la promesse du XVIII e siècle d'un "droit au bonheur"

Robert E.Lane
La perte du bonheur dans les démocraties de marché.

Nécronomiquement votre

11.02.2008

Cartes de crédit : c’est vous qui payez…

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Ainsi que je vous l’annonçais, la crise du crédit contamine dans la phase 1 la consommation via les cartes de crédit…
Chez les opérateurs de cartes, c’est désormais « sauve qui peut… » et ils peuvent afficher au grand jour leur avidité et leur manque de scrupule.
L’équipe COFIDIS, si elle avait été présente au prochain tour de France, se serait fait caillasser…

Les exemples qui suivent vous permettront grandement de bien comprendre la situation hallucinante dans laquelle nous nous trouvons et pourquoi, elle ne peut trouver d’issue hors la Très Grande Dépression :
En Angleterre, l’épuration est commencée, 161 000 personnes ont reçu la semaine dernière une notification de leur société de crédit (une filiale de Citigroup, banque leader mondial, récemment renflouée par les fonds souverains d’Abu Dhabi), leur indiquant que leur cartes étaient inutilisables mais que les crédits continuaient naturellement...
C’est ce qui s’appelle payer pour zéro service…

Aux USA, l’approche est différente car, plus le risque d’insolvabilité est important, plus votre taux d’intérêt est élevé) bref, plus vous êtes pauvre…plus vous payez cher…(il fallait y penser)

Bank of America, la deuxième banque américaine, a été durement touché dans la crise des subprimes et le bénéfice net a fondu à 268 millions de dollars contre un bénéfice de 5,26 milliards de dollars un an plus tôt, ce qui a réduit son bénéfice net par action à 5 cents après 1,16 dollar sur les trois derniers mois de l'année 2006.
Autrement dit les actionnaires cherchent à se refaire ou à se sauver de la déroute

Bank of America, vient donc d’envoyer un courrier notifiant à certains des clients possesseurs de carte de crédit, jugés à risque par leur taux d’endettement qu’elle augmentait unilatéralement les taux, et LES DOUBLAIT …
Allant pour certains jusqu’à 28 %

Il n'est donc pas besoin d’être un grand économiste pour comprendre que quelqu’un qui avait déjà du mal à rembourser à 14% aura encore plus de mal à rembourser à 28%.

La bulle de 60 ans dans laquelle nous avons vécu explose avec en elle, toutes ses contradictions.
Il est désormais clair que les tensions entre les riches et les pauvres vont s’accroître et que cette période aura des conséquences sociales.
Les raisins de la colère…commencent à titrer les journaux américains…

Nécronomiquement votre

10.02.2008

Stagflation ou Stagdéflation : Préparez vos mouchoirs….

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Etes-vous prêt à emprunter le toboggan mondial de la Très Grande Dépression ?

(AFP) - La Banque centrale européenne (BCE) s'est montrée jeudi plus inquiète concernant l'impact de la crise financière sur l'économie de la zone euro, s'ouvrant l'option de baisser ses taux directeurs dans les mois à venir si nécessaire.

En bref, après la Federal Reserve, la banque d’Angleterre, c’est à un Français gouvernant la BCE, Jean-Claude Trichet d’avoir le doigt sur le détonateur et de s’ouvrir la possibilité d’appuyer dessus, probablement en avril, quand les résultats du premier trimestre dans la zone euro confirmeront la dégradation de la croissance et des perspectives économiques.
Par ce simple geste de baisse des taux, il ne signifiera pas qu’il ne craint plus l’inflation, mais qu’il faut fluidifier un peu le crédit car désormais les banques ne prêtent même plus aux entreprises dans le cadres des LBO (rachat avec fort endettement) Le marché européen du LBO est presque revenu à son niveau de 2005. Les transactions de plus de 1 milliard d'euros ont quasiment disparu en Europe. ...

Dans cette gigantesque fuite en avant, lorsque Jean-Claude Trichet appuiera sur le bouton, l’histoire de la Très Grande Dépression (2008-2012) s’accélérera…
Car après la stagflation (stagnation et inflation) , nous allons entrer dans une période de Stagdéflation (stagnation et baisse des prix) avec une chute des prix de l’immobilier comme partout dans le monde (entre et 30 et 50 aux USA)
Entre 30 et 40 % ici, quand à l’Espagne, cela pourra atteindre 90 % dans certains endroits si les choses s’accélèrent encore…
Sans parler des flux migratoires car l’Espagne a absorbé à elle seule, les deux tiers de l’immigration africaine et a régularisé massivement pour faire face aux besoins dans la construction, secteur qui s’écroule désormais avec une surabondance de biens à vendre.
L’immobilier ayant été depuis 8 ans le moteur de la croissance mondiale.

Mais sans crédit plus personne ne peut acheter et les entreprises ne peuvent plus financer leur développement, c’est la raison pour laquelle, Monsieur Trichet sera contraint d’appuyer sur le détonateur.

Mais hélas pour lui, les crises du crédit ne se terminent pas par de l’ inflation puisque distribuer du crédit, c’est précisément distribuer de l’inflation…
Les crises du crédit finissent en déflation (baisse des prix)
La déflation, c’est par exemple de qu’a vécu le japon de 1991 à 2006 suite à l’explosion de la double immobilière et financière et être passé de l’euphorie à la dépression, les japonais angoissés par leur avenir se remirent à épargner (tenez-vous bien) à 0,3%
et cessèrent de consommer massivement ce qui plongea le pays dans la déflation…
et les fameux taux d’intérêt à Zéro %
(Zero Interest Rate Policy)
Bref, on te passe de l argent sans intérêt pour avoir le droit de continuer dans le marché…
Les petits malins de l’époque empruntant de l’argent au Japon à 0% pour le placer ailleurs (principalement aux USA à 4% voir beaucoup plus (Carry trade).
C’est maintenant que nous allons encore savoir si il y a encore un pilote dans l’avion mondial ou une multitude de pilotes avec des objectifs et des destinations différentes.
A nous de survivre dans ce contexte...
Nécronomiquement votre

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