26/02/2008

Flambée des prix des matières premières : La vérité nécronomique

Alors que le débat sur l'envolée des prix des produits alimentaires a été relancé dimanche par une enquête de l'Institut national de la consommation (INC), François Fillon a annoncé une "opération coup de poing" dès mardi avec pour objectif "de voir où sont les abus" qui ont conduit à une augmentation.

Les services du ministère de l'Economie vont ainsi mener une enquête qui ferait "toute la transparence sur la part des hausses attribuables aux cours internationaux d'une part, et aux marges de transformation, d'intermédiation et de distribution, d'autre part" et identifierait "les abus", selon le communiqué de Matignon.


Certes, tout le monde se gave : industriels et distributeurs, mais la vérité nécronomique est la suivante :


L’évolution du cours des matières n’a quasiment plus de lien avec la réalité et n’est plus régie par la loi de l’offre et de la demande.
Certes , il y a la demande croissante des pays émergents mais cela est à rapprocher avec la baisse de la consommation aux USA, en Europe et au Japon.

La vérité est que les grands investisseurs (et les grands spéculateurs) constatant l’effondrement des marchés actions et immobilier sans parler des inquiétudes qui règnent sur les banques, se tournent maintenant vers de nouveaux supports comme les matières premières, abandonnant les classes d’actifs traditionnels.

Conséquences :

1) Inflation
2) L’inflation inquiétant les banques centrales, cela réduit leurs marges de manœuvre pour baisser les taux d’intérêts pour relancer la croissance
3)Conséquence : les grands investisseurs s’inquiète de la capacité des banques centrales à relancer leurs économies
4) Les grands investisseurs reportent donc toujours plus sur les matières premières qui deviennent la nouvelle bulle, qui je vous rassure, explosera comme les autres.

c'est pas un vrai cercle vicieux, ça...!!!

Nécronomiquement votre

20/02/2008

Mort à Crédit (suite)

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"Je ne crois pas à une crise du crédit pour les particuliers en France",
Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France.

Du prêt étudiant au crédit à la consommation, du crédit voiture au crédit immobilier, du corps épris de pureté du jeune adulte au corps parfait de l’homme mature, le diable œuvre à notre avancement, qui nous ramène par les voies du désordre à notre état originel sur le chemin du tout ou rien.
Car l’on répugne à convoquer le Crédit sanctifié par la spéculation moderne, moteur de nos économies basée sur la consommation et non sur la productivité (pour cette raison, il faut arrêter de culpabiliser les chômeurs et les rmistes car les dépenses sociales contribuent au PIB car tous ces gens consomment…et sans les 38 milliards de déficit annuel de la France qui sont autant de dépenses publiques et sociales, nous serions déjà en récession).

Du balancier des déficits chaque cadence dessine l’Amen.

C’est pour cela, que notre Président parle tant de religion et de politique de civilisation car désormais il va falloir que les pauvres restent tranquilles dans l’attente d’une vie meilleure
Qu’ils ne connaîtront pas ici bas ou tout du moins dans les quatre années qui vont suivre, période que les historiens nommeront plus tard « La Très Grande Dépression » (2008-2012)
Et qui ne signifie rien d’autre que la perte du bonheur dans les démocraties de marché tel que le très sérieux Robert E.Lane ,Professeur de sciences politiques à Yale l’avait prophétisé dans un ouvrage visionnaire « The Loss of Happiness in Market Democracies » qui ne fut pas un grand succès commercial (on s’en doute avec pareil titre… ! ! !).
Devant chaque consommateur, il y a un balcon sur une abîme.
Le balcon du crédit s’effondre, le ciel de la consommation devient inaccessible, reste l’abîme…

Oubliez la crise des subprimes et ses 400 milliards de dollars perdus car en réalité, je peux vous l’annoncer, pour connaître l’ampleur réelle, vous pouvez multipliez par 10, autrement dit 4000 milliards de dollars.
Ce n’est pas 3 millions de personnes qui vont perdre leur logement aux USA, c’est en réalité de 15 à 20 millions de personnes qui vont disparaître dans les nimbes de l’enfer de la consommation.
Pourquoi ? tout simplement car la valeur des biens qu’ils on achetés va diminuer de 30 à 50 % autrement 15 à 20 millions de personnes sur le seul territoire américain (cela sera pareil en Europe) qui vont désormais devoir rembourser des crédits sur des biens qu’ils auront acheté le double ou le triple de leur valeur.
L’économie Américaine étant basée sur la mobilité, c’est autant de travailleurs pauvres qui vont se sédentariser en travaillant plus pour s’appauvrir (nouveau concept).
La crise du crédit est mondiale et marque l’explosion d’une bulle qui aura duré 60 ans.
Pire l’économie américaine est prisonnière d'un cercle vicieux qui s'étend à toute la planète. La crise financière qui touche les USA a déclenché un fort resserrement du crédit qui aggrave la récession dans ce pays, entraînant des pertes importantes sur les marchés financiers, ce qui frappe toute l'économie mondiale car en plus de la crise dans l’immobilier, les défauts de paiement sur les cartes de crédit, les prêts automobiles et les prêts étudiants vont fortement augmenter
Ainsi le total des encours des cartes de crédit aux Etats-Unis avoisine les 1000 milliards de dollars et que les dettes par carte de crédit se montent, en moyenne, à 10 000 dollars par foyer ( chiffre d'avant la crise qu'il faut maintenant multiplier par 2), mais comme pour les Crédits immobiliers, cent milliards de dollars de dettes de cartes ont été titrisées et s'échangent sur les marchés mondiaux. Soit un quart de ce que représentaient les «subprimes» officiellement…
Petit problème, il n’y a dans ce cas aucun bien à saisir, juste des dettes qui ne seront que très partiellement remboursées.

Qu’importe, il nous faudra sortir de cette période ou l’abondance des biens de consommations ne marque plus que le signal d’un dégout généralisé de ceux qui ont cru que c’était possible pour qui se lève tôt et où l’acte d'achat passe pour une preuve de liberté plus importante que le vote…
C’est avec cela qu’il va falloir rompre…

Nécronomiquement votre

15/02/2008

La peur d'appuyer sur le détonateur (le petit bras)

Jean-Claude Trichet, gouverneur de la Banque Centrale Européenne, a peur d'appuyer sur le détonateur mais il sera contraint de le faire au mois d'avril lorsque sortiront les premières publications économiques de la zone Euro et la propagation de la récession au plan mondial...Ce que nous appelons la Très Grande Dépression. (2008-2012).

A ce stade, je me contente de citer les acteurs et leurs paroles qui resteront
gravés dans le marbre dans un contexte où l''inflation en janvier a progressé au rythme record de 3,2%

. "Notre devoir est de faire en sorte que la politique monétaire garantisse la stabilité des prix à moyen terme (...) C'est une condition préalable à une croissance durable", a déclaré Jean-Claude Trichet. "Il n'y a pas de contradiction entre la stabilité des prix et la croissance", a-t-il ajouté. Le président de la BCE a dit s'attendre à une poursuite de la croissance dans la zone euro, malgré la crise financière actuelle qui a entraîné un net ralentissement de l'économie américaine. Il a ajouté qu'il ne croyait pas forcément à une récession aux Etats-Unis.

« Nous avons une convergence de vue totale sur le diagnostic. Toutes les économies seront touchées, mais à des degrés divers. Les Etats-Unis seront clairement les plus atteints : le secrétaire d'état américain au Trésor a livré un diagnostic sombre de la conjoncture américaine, qui sera très impactée par l'affaissement du secteur immobilier. Si les Etats-Unis devraient éviter la récession, leur croissance sera toutefois très faible. L'Europe sera elle aussi touchée, quoi qu'un peu moins et de manière différente selon les pays. Le FMI estime ainsi que l'Italie sera la plus concernée, devant l'Allemagne et la France, qui se tiennent dans un mouchoir de poche, l'Angleterre arrivant derrière. Enfin, le Japon apparaît relativement plus protégé, du fait notamment d'une zone commerciale très dynamique : les pays émergents asiatiques n'ont visiblement aucune inquiétude sur leur propre situation ».
Christine Lagarde reconnaissant enfin que nous sommes contaminés (bel effort).c’est ce que j’explique depuis 1 an….

Que puis-je ajouter à autant de cynisme ?
si ce n'est que Jean-Claude a peur d'appuyer sur le bouton de la baisse des taux ????, ultime responsabilité planétaire et que Christine Lagarde-Hagarde préfère la fuite en avant à la réalité de la Très Grande Dépression?
L'espace du moment EST devenu si proche... Un Tsunami électronique...
Couvrez-vous, il va pleuvoir...comme disent mes lecteurs suisses...dans leur immense sagesse...

Nécronomiquement votre