04/07/2007

Marketing du bonheur et Marketing Neuronal

ISTANBUL : Comment mesurer le bonheur? Plus de mille économistes et statisticiens réunis à Istanbul par l'OCDE ont planché la semaine dernière sur cette question et sur les moyens d'introduire la notion de bien-être au coeur des instruments d'évaluation du progrès humain.
Pour le professeur Ruut Veenhoven, de l'université Erasmus de Rotterdam, l'avenir de la statistique passe sans conteste par l'évaluation du bonheur des gens.
Les modalités de l'exercice sont simples: une question -"dans quelle mesure êtes vous actuellement satisfait de votre vie"- à laquelle la personne interrogée répond en attribuant une note.
A la tête d'une Base de donnée mondiale sur le bonheur (World database on Happiness), le scientifique a déjà compilé des données de 95 pays.
On y constate que les gens les plus heureux sur terre sont les Danois, avec un indice de satisfaction de 8,2 sur 10, que les plus malheureux seraient les Tanzaniens (3,2), les Etats-Unis se classant 17e, la France 39e, la Russie 84e.
"Les pays heureux sont ceux qui sont riches, avec une économie compétitive, ils sont démocratiques, bien gouvernés (...), ce sont ceux où règnent l'égalité des sexes et la tolérance, où les gens sont libres de rechercher le mode de vie qui leur convient le mieux", explique le chercheur.
Au niveau des individus, l'universitaire souligne que les personnes mariées sont généralement plus heureuses que les célibataires mais que l'indice baisse avec la naissance d'enfants, que les hommes profitent plus de l'émancipation féminine que les femmes elles-mêmes, que le bonheur a tendance à baisser quand le niveau d'éducation est plus élevé.
Autre piste prometteuse des recherches sur le bonheur: la neurologie pourrait venir en aide des statisticiens.
"Nous pouvons de plus en plus lier la recherche neurologique avec les recherches sur le bonheur provenant des sciences sociales et de la psychologie, et nous allons apprendre bien d'avantage encore sur la structure de l'être humain", dit le professeur Gert Wagner, de l'Institut allemand pour la recherche économique

Les commentaires sont fermés.