02/06/2007

Apocalypse des Marques

La nécronomie est l’art étrange du marketing économique, c’est pourquoi, contrairement à ce que je vois écris, ici où là, sur certains blogs, je ne crois pas à l’émergence d’une soudaine citoyenneté - consommateur ou d’une révolution consumériste sans rapport de forces car l’arrogance des marques rend crédible le scénario d’une future Apocalypse des Marques.

je pense que les choses ne se rétabliront que par le biais d’une crise économique, forcément mondiale, que cette crise existera à l’horizon de 2010 et qu’elle générera des nouveaux comportements qui perdureront longtemps après (Ainsi nos grands parents ont bouffé des patates, tout en continuant de stocker par peur de manquer et ce bien après la fin du dernier conflit mondial).
A l’occasion de cette crise majeure, qui pourrait, par exemple, se manifester par une double explosion simultanée des bourses et de l’immobilier, nous plongeant dans un scénario similaire à celui de 1929, l’on s’apercevra du peu d’affect qui unit la plupart des marques et leurs publics.
Ces dernières années ont vu l’explosion des MDD (marques de distributeurs), et des Hard Discounters) car lorsqu’on est dans la précarité, on achète un prix, plus qu’un produit.
Aux USA, ce premier trimestre, les américains ont, certes, consommés, mais des produits importés d’Asie creusant le déficit commercial, (1 point de PIB) ce qui constitue le premier signe d’une contamination, des difficultés immobilières US à la consommation des ménages.
Francis Blanche avait coutume de dire : « Mieux vaut penser le changement que changer le pansement ».
Le compte à rebours est commencé.
A moins que l’on considère que le marketing est totalement indépendant des tissus économiques et sociaux…

Commentaires

cher necronoman:

le problème avec le marketing -et d'ailleurs ce qu'on lui demande- c'est de s'adapter à tous les contextes sociaux-économiques pour tenter de recréer du lien et du sens là où il n'y en a pas, et ce dans le seul but de continuer à entrainer la course folle d'une machine qui -par essence- est vouée à s'user, à se gripper et finir par tomber en rade...J'ai l'impression que, lorsqu'ils nous faut changer de monture -et se berner qu'un véhicule neuf nous emmenera "jusqu'au bout"- rien ne vaut une bonne guerre...

évidemment la guerre économique avec ses pays leaders et son cortège d'émergents fait rage...

évidemment on ne se prive pas d'alimenter la terreur mondiale pour mieux faire vendre et consommer

évidemment ces schémas se retrouvent à tous les niveaux d'une société -à forciori laïcisée et occidentale- et ce jusque dans sa représentation minimale: le couple...

bon, cela dit: est-ce qu'en oiseaux de mauvaise augure ne penserions-nous pas que la troisième est pour bientôt?

et le média-marketting, comment va-t-il s'y prendre pour nous faire bouffer cette pillule-là?

Écrit par : manu nail | 05/06/2007

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